top of page

Brûlures : comprendre les enjeux humains et juridiques d’un préjudice souvent sous-estimé

  • Photo du rédacteur: Philippe ASSOR
    Philippe ASSOR
  • 2 avr.
  • 2 min de lecture

Chaque année en France, près de 400 000 personnes sont victimes de brûlures, dont pour une partie d’entre elles causées ou engendrées par une infraction ou par un manquement à une obligation de sécurité qui sont indemnisables.


Chaque atteinte, même parfois limitée en apparence, peut entraîner des conséquences profondes, durables, et souvent irréversibles.



Une réalité physique et psychologique intense


Les brûlures font partie des traumatismes les plus violents que peut subir un être humain.


Elles entraînent généralement :

  • des douleurs immédiates extrêmement intenses

  • des soins longs et lourds (greffes, hospitalisation, rééducation)

  • des cicatrices visibles à vie

  • un impact esthétique majeur

  • des troubles psychologiques (anxiété, dépression, perte de confiance)

Mais surtout, les victimes ne sont que rarement confrontées à un seul problème physiologique.


👉 Il apparaît très souvent d’autres symptômes associés.

Autrement dit, les brûlures engendrent d’autres atteintes :

  • respiratoires

  • fonctionnelles

  • neurologiques

  • psychiques


Un préjudice complexe à évaluer


En droit du dommage corporel, c’est-à-dire lorsqu’elles sont indemnisables, les brûlures posent une difficulté majeure :👉 leur évaluation est particulièrement technique et leur évolution extrêmement lente.


Chaque dossier est unique et nécessite de prendre en compte :

  • l’étendue des zones atteintes

  • la profondeur des lésions

  • les séquelles physiques et fonctionnelles

  • le préjudice esthétique bien souvent sur des zones apparentes

  • le retentissement professionnel

  • le retentissement familial

  • le retentissement sexuel

  • le préjudice moral et psychique


Pourquoi un savoir-faire spécifique est indispensable ?


Face à ce type de préjudices, l’accompagnement juridique ne peut pas être spécialiste.

Il nécessite :


✔️ une compréhension fine des mécanismes médico-légaux 

✔️ une capacité à dialoguer avec les différents experts intervenants 

✔️ une maîtrise des postes de préjudice spécifiques 

✔️ une expérience reconnue du droit du dommage corporel


C’est dans cette logique d’exigence technique et de professionnalisme que la formation continue est essentielle.


Se former constamment pour mieux défendre les victimes


J’ai eu l’opportunité d’assister ce mois-ci à une formation experte sur ce thème organisée par l’ANMCR (Association Nationale des Médecins Conseils de Recours) à Paris.


Cette formation m’a permis :

  • d’actualiser mes connaissances

  • de mieux comprendre les parcours médicaux des victimes

  • d’affiner l’évaluation de leurs préjudices

  • d’adapter les stratégies d’indemnisation à entreprendre


👉 L’objectif est clair : être professionnellement à la hauteur de situations humaines particulièrement lourdes à gérer.


Vous êtes victime de brûlures : vous n’êtes pas seul(e)


Les conséquences d’une brûlure dépassent largement l’aspect strictement médical.

Elles impactent la vie personnelle, professionnelle, familiale, sociale et psychologique.


Un accompagnement adapté permet :

  • de faire reconnaître l’ensemble des préjudices

  • d’obtenir une indemnisation juste

  • d’être soutenu dans un parcours long et rude


Conclusion


Les brûlures sont des traumatismes complexes qui nécessitent une approche globale, humaine, médicale et légale experte.


Se former, en tant qu’avocat spécialiste en droit des victimes et du dommage corporel est une impérieuse nécessité pour être à la hauteur surtout dans ce type de dossiers délicats.


Maître Philippe ASSOR

Avocat au Barreau de Paris

Ancien secrétaire de la Conférence

Membre de l’ANADAVI

Spécialiste en droit du dommage corporel

Spécialiste en droit patrimonial de la famille

Commentaires


bottom of page